Le Tik tiK

Retour de l'Alchimie 2k9

Pfouu ... moi qui voulait faire ça rapidement pour mettre par écrit ce qui était encore frais dans ma tête, nous voici déjà en 2010 ...

Pour faire suite à mon billet précédent je ne pouvais décemment pas ne pas faire un petit compte rendu histoire que ceux qui y étaient en garde un souvenir et que ceux qui n'y étaient pas soient tentés de venir aux prochaines éditions.

Déjà, première bonne nouvelle : pour une "reprise", y avait du monde et même plus que ce qui était attendu et ça, ça fait chaud au cœur, notamment celui des orgas qui se sont défoncés, comme à chaque édition ;)

En gros, on était environ 150 personnes à squatter l'espace Rochegude de Tain l'hermitage, petite bourgade de la Drôme à proximité de Valence, plus spécialement connue pour ses spécialités chocolatières et viticoles.

Comme les années précédentes le laissaient suggérer, l'Alchimie devient le rendez-vous francophone incontournable de toutes les informatiques alternatives, de la robotique, du retrogaming et, pour faire simple, de la "culture geek".

Que dire si ce n'est que ce rassemblement est toujours aussi agréable, qu'on soit un accro ou non, les gens que l'on y rencontre sont tous très intéressants, passionnés et touchent plus que sérieusement leur bille sur tout un paquet de sujets ce qui fait de ces occasions un réel plaisir de rencontres et d'échanges.

En vrac, on y trouve de la vieille techno dite "retrogaming" mais qui, étonnamment, lors de l'ouverture au public, a passionné des enfants de 8-10 ans qui s'éclataient sur un vénérable CPC 6128 alors que leurs parents n'en avaient que pour le Street Fighter IV qui tournait projeté sur un écran de 2m de diagonale sur une Xbox 360.

On y trouve également de l'informatique alternative, c'est à dire des machines et systèmes d'exploitation encore supportés et développés et qui sont utilisés par quelques poignées de passionnés, c'est la cas notamment des différents variantes d'AmigaOS.

L'évènement du moment à ce sujet, c'était le fait que MorphOS tourne sur Mac Mini, à tel point que l'Alchimie avait un air de convention Mac tant il y avait de MorphOSiens qui avaient dévalisés eBay en Mac Mini G4 d'occasion.

Quoi qu'il en soit, le travail de la MOS team est remarquable, cet OS avance vraiment bien, il est d'une performance incroyable tout en étant très propre et homogène ce qui est loin d'être le cas sous OS4 ou AROS ... A ce sujet, j'ai été plutôt surpris voir déçu de ne pas voir plus de personnes s'essayant à AROS, je crois même que je devais être le seul dans l'assemblée à avoir une installation fonctionnelle ...

La robotique finalement, très représentée cette année, il était très intéressant de discuter avec les personnes qui tenaient les stands, le petit Nao (enfin, pas si petit que ça ...) est très impressionnant, jugez par vous même : www.aldebaran-robotics.com

J'en profite pour saluer et faire un peu de pub à l'ami Screech et sa boutique Robootic (http://www.robootic.com) ... un peu tard pour Noël mais vous avez bien un anniversaire en vue ;)

Pour finir, clin d'oeil amusant, l'Alchimie, c'est tellement éclectique que c'est quand même le seul rassemblement informatique que je connaisse où vous pouvez avoir droit à une conférence sur ... l'escrime germanique médiévale ;)

Bon, je ne vais pas m'étendre en palabres, quelques photos valent mieux que tous les discours ... enjoy !

Seul regret : le rendez-vous passe d'une fois par an à une fois tous les 2 ans ... c'est un petit peu dommage mais ça permettra, sans nul doute, aux orgas de faire retomber un peu la pression entre deux éditions et surtout, de nous concocter de futures Alchimies encore meilleures !

Bon courage à eux et n'hésitez pas à les contacter (http://www.triplea.fr) si vous voulez mettre la main à la pâte et participer à l'organisation de ce rassemblement unique en son genre !

Tous à l'Alchimie 2k9 !!

Bon, alors comment dire ... Ce WE, c'est l'Alchimie et rien que ça, c'est géant !

Quoi ? Comment ? Qu'entends-je ? Que vois-je ? Que Sais-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ???

Vous osez ne pas connaître l'Alchimie ?

Ha bin là je ne peux plus rien pour vous ...

Non, je déconne !

Bon, je vous la fait courte : l'Alchimie, c'est LE rendez-vous de l'informatique alternative, du retrocomputing, retrogaming et de la robotique.

Il n'y avait pas eu d'Alchimie 2k8 pour cause de démotivation de l'équipe organisatrice et on peut les comprendre, réussir à réunir jusqu'à près de 300 personnes venues de la France entière et même d'un peu plus loin dans un petit bled comme Tain l'Hermitage en Drôme provençale pour l'un des plus gros rassemblements de geeks francophone, c'est déjà un exploit.

En faire un évènement incontournable que beaucoup attendent chaque année, c'est encore plus fort !

Mais en plus, réussir à faire en sorte que ce soit réellement sympa, original et que bon sang, ça change des rassemblements informatiques "traditionnels" (que ce soit les salons plus ou moins pros ou les jeux en réseau), là, je dis carrément bravo !

En clair, l'Alchimie, j'adore, c'est super intéressant et c'est un vrai plaisir à chaque nouvelle édition.

Au programme d'une Alchimie :

  • des rencontres
  • de l'informatique pas comme les autres
  • des gens un peu fous quand même mais bourrés de talent
  • des choses incroyables à voir
  • des conférences sur des trucs dont on imaginait même pas l'existence
  • un soupçon de coding party
  • et d'la bouffe !! Parce que c'est quand même un des rares évènements où on peut dormir sur place et être nourri pendant toute la durée des 3 jours de la manifestation ! (et en plus, on se régale à chaque fois !)

En gros, l'Alchimie, c'est bon mangez en !

Bon, pour tous ceux qui ont loupés les épisodes précédents, quelques petites piqures de rappel :

AROS, ou mon retour à l'Amiga ...

Ça y est, c'est la canicule, les fortes montées de température ont apparemment réussies à atteindre les quelques neurones qui n'ont pas encore été carbonisées par le travail du quotidien.

Sinon, comment expliquer mon envie subite de revenir à ce qui fut mes premières amours numériques, oserais-je la nommer, cette belle, que dis-je, cette superbe machine pour qui j'entretins une flamme vivace et dévorante : l'Amiga !

Hééé oui, l'Amiga brule toujours en moi, petit brasier bien enfoui sous des tonnes d'autres occupations bien plus actuelles, bien plus importantes, y compris en informatique ... mais tellement moins fun !

Car c'est bien là tout le problème : aujourd'hui, j'ai les moyens techniques d'en faire tellement plus qu'à l'époque et pourtant, c'est tellement moins intéressant, motivant et amusant qu'avant que c'est décidé, je veux me remettre dans le bain !

Alors bon, maintenant la plus grande des difficultés va être de trouver un peu de temps dans un planning déjà au bord de l'explosion mais comme on dit, quand on veut, on peut :)

Par quoi on commence ?

Faut avouer que (re)venir sur Amiga aujourd'hui est pour le moins ... compliqué !

Déjà, il faut savoir que "l'Amiga" au sens large du terme, ça ne veut pas dire grand chose ... c'est comme parler de Linux sans préciser une distribution ... personne ne fait tourner "Linux", mais plutôt une distribution Linux (telle Ubuntu, Fedora, OpenSUSE, Gentoo, ...).

Et bien l'Amiga, c'est devenu un peu pareil en presque plus compliqué car il faut distinguer 2 morceaux d'égale importance, le logiciel et le matériel.

Alors, pour résumer en quelques mots et pour éviter de faire un post de 10 pages, aujourd'hui, dans la famille Amiga au niveau logiciel, nous avons :

  • Le père : AmigaOS 3.x qui ne fonctionne que sur des machines à base de processeur 68k ou en émulation
  • Le fils : AmigaOS 4.x qui lui, ne fonctionne que sur des machines à base de processeur PowerPC
  • Le fils illégitime : MorphOS qui lui aussi, ne tourne que sur du PowerPC
  • Le cousin : AROS, qui fonctionne sur plusieurs architectures mais dont la cible principale sont les processeurs x86

Ça fait déjà du monde et encore, je vous épargne quelques monstres issus de croisements génétiques au cours de ces longues années tumultueuses ;)

Et côté matériel ? Là aussi, c'est pas triste :

  • L'origine de tout : l'Amiga "Classic", c'est à dire les Amiga type Commodore, à base de processeurs 68k et utilisant les chipsets d'origine que l'on ne trouve plus que sur le marché de l'occasion
  • L'original aux hormones : les mêmes que les précédents mais surboostés à partir de cartes d'extensions, y compris à base de PowerPC et là aussi, tout à fait introuvable ailleurs que sur eBay
  • La nouvelle génération "officielle" : les AmigaOne à base de PowerPC et qui ne sont plus fabriqués.
  • La nouvelle génération "non officielle" : les Pegasos et autres Efika à base de PowerPC qui sont toujours produits (au moins l'Efika) mais en petites quantités difficiles à trouver.
  • Les "outsiders" : d'autres constructeurs s'y risquent, c'est le cas notamment de la SAM440, une carte à base de PowerPC.
  • ceux "qu'on ne voudrait pas voir mais qui sont de plus en plus nombreux" : les PCs à base de x86.

Ok, maintenant, pour finir de vous perdre, là où c'est drôle c'est quand on sait que :

  • AmigaOS 3.X ne peut tourner que sur un Amiga "Classic" ou en émulation (via WinUAE ou UAE sur autre chose que Windows) ... le plus drôle c'est qu'il est très souvent émulé sur ... les autres AmigaOS pour faire tourner toutes les vieilles applications !
  • AmigaOS 4.x tourne sur AmigaOne mais l'AmigaOne n'est plus produit et est introuvable ... heureusement la SAM440 est là car elle permet aussi de faire tourner AmigaOS 4.x !
  • MorphOS tourne sur Pegasos et Efika qui sont les plateforme qui lui sont dédiées mais par contre, il ne tourne pas sur AmigaOne ni sur SAM440 (alors que les machines sont très similaires ... pure guéguerre de clocher) par contre ... AmigaOS 4.x tourne depuis peu sur ... Pegasos !
  • AROS tourne sur à peu près n'importe quoi mais la version la plus avancée est sur x86 ... ou du moins, avec plus ou moins de bonheur sur une petite sélection de matériel compatible.

C'est bon, vous suivez toujours ?

Ok, and now, ze cherry on ze cake :

les logiciels AmigaOS 3.x tournent sur AmigaOS 4.x et MorphOS (dès lors qu'ils sont "system friendly") par le biais d'une émulation intégrée à ces OS, les logiciels AmigaOS 4.x ne sont pas sensés tourner sous MorphOS (mais en fait, ça marche pour une grande majorité de softs par le biais, là encore, d'une émulation non officielle), les softs MorphOS ne tournent que sous MorphOS et pour finir, rien ne tourne sous AROS ;)

Toujours motivés ?

Moi tout ça m'amuse et c'est sans doute une forme de plaisir masochiste mais j'aime bien revenir mettre mon nez dans cette ambiance :p

Par contre je suis embêté : j'ai déjà vendu tous mes Amigas il y a un moment et je n'ai donc plus la moindre machine faisant tourner AmigaOS 3.x, AmigaOS 4.x ou MorphOS.

Pour AmigaOS 3.x, ce n'est pas un problème, j'avais une belle configuration tournant sous UAE, je peux toujours la réutiliser par contre, rien pour AmigaOS 4.x ou MorphOS.

J'ai donc décidé de me lancer dans AROS, seule "nouvel" AmigaOS que je peux faire tourner sur du matériel dont je dispose.

Bon, on va s'arrêter là pour aujourd'hui sinon ce post va dépasser de loin ce que j'avais envisagé au départ ... pour ceux que ça intéresse, n'hésitez pas à refaire un petit tour par ici pour suivre mes tribulations dans ma tentative de retour sur Amiga !

Nostalgique

C'est étrange comme plus on s'éloigne de quelque chose et comme plus la nostalgie de ce quelque chose se fait sentir ... loin des yeux, loin du coeur ... sans doute.

Je travaille dans l'informatique depuis des années maintenant, en fait, j'ai l'impression de n'avoir jamais fait que ça et le moins que l'on puisse dire, c'est que bien que le métier est toujours aussi motivant, je ne ressens pas la même passion qu'à l'époque où j'ai fais la connaissance de ce milieu.

Je rêvais d'images, de cinéma, de vidéo, pas devant la caméra mais bien derrière, je voulais faire des effets spéciaux, c'était ma vocation, ma voie ... et à l'époque, dans les années 90, le seul ordinateur grand public qui permettait d'envisager de travailler la vidéo était l'Amiga.

Un ami m'initia et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été immédiatement fasciné, à tel point que mes rêves de cinéma laissèrent assez rapidement place à la découverte d'un monde extraordinaie.

J'ai déjà parlé de la scène démo, j'en ai été un ardent spectateur (et un tout petit peu acteur) puis ce fut la scène alternative ... et oui, comprenez que quand une machine est en déclin commercial et que tous les utilisateurs quittent le navire, elle devient rapidement "alternative".

Celà dit, c'est intéressant de constater que dès que la pression commerciale est levée, et malgré les chapelles et autre déchirements au sein d'une communauté, les esprits se libèrent, l'imagination aussi.

Il est vrai de dire que la création ne s'exprime véritablement que sous la contrainte ... donnez une machine obsolète, un système imparfait et incomplet à des amigaïstes et ils vous feront de véritables miracles !

A cette même époque, j'étais sans doute plus actif et plus créatif que je ne le fus jamais depuis ... non pas qu'il soit sorti des centaines de merveilles de mon cerveau torturé mais j'avais en tout cas le sentiment d'appartenir à un tout ... une sorte de famille.

Je sais, c'est con ce que je dis mais c'est comme ça que je le ressens aujourd'hui, avec le recul et au travers du mirroir déformant de la nostalgie.

Justement, en parlant de nostalgie, j'avais à l'époque créé un petit soft qui s'appelle Nostalgia, une petite interface pour contrôler plusieurs émulateurs de consoles ... ça avait bien plu, j'avais eu mon petit succès avec ce truc ... tout ça me manque.

Je me prend régulièrement à visiter les sites spécialisés (<pub>allez voir Amigaimpact.org : la référence !</pub>) et à resortir ma vieille config sous UAE qui a remplacée ma bonne vieille Miga ... humm ... je crois que je regretterais toujours d'avoir vendu cette machine :(

Aller, et si je m'y remettais ? Hein ? De toute façon, il n'y a probablement pas plus de 3 personnes qui liront ce billet alors je sais que je ne fais que m'encourager moi même;)

C'est décidé, aujourd'hui, je ressors l'Amigaïste qui est en moi et je rejoins la famille, après tout ce temps ! Je ne sais pas trop par où commencer, ça fait longtemps et tout est un peu confus, j'ai pris de nouvelles habitudes, jeme suis "embourgeoisé" sous Linux, le retour va être rude mais bon, on va y aller step by step ... et on va se remettre sur Nostalgia tient, pour la peine ! :D

J'essaierais de vous tenir au courant de mes péripéties Amigaïstiques, qui sait, peut être que ça en inspirera d'autres comme moi ou que ça permettra à certains de découvrir "autre chose" que ce qu'ils connaissent au quotidien.

Ca va trop vite ?

Salut,

Habituellement, quand je reçois une vidéo, des images ou toute sorte de blagounette comme il en circule à la pelle sur le net, je n'y prète pas une grande attention, voir, ça fini à la poubelle avant même d'être visionné.

Celle-ci a cependant réussi à attirer mon attention ... elle assène un grand nombre de chiffres hallucinants en un temps record et pour certains, c'est à prendre avec des pincettes et à replacer dans un contexte précis mais quand même, ça prête à réfléchir.

Bon aller, trèves de bavardage, place à la vidéo !


DemOScenE !!!

Attention sujet important : la scène démo !
Alors pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, je les renvoie sur le très bon article de Wikipedia sur le sujet, pour les autres, et bien que dire ... ça faisait fort longtemps que je n'avais pas remis les pieds dans une Coding Party et ce que je peux en dire c'est que ... ça fait du bien !
P'tin, c'est quand même excellent de se retrouver dans cette ambiance, entouré de mecs complètement tarés mais foncièrement géniaux, y a pas à dire, le talent sait être modeste parce que la plupart ne se prennent vraiment pas la tête et pourtant ils pourraient vu les trucs de malades qu'ils font !

Alors faut bien dire ce qui est ceci dit, la scène démo, "c'était mieux avant" pour reprendre notre grand mère à moustache nationale ... le grands groupes sont de moins en moins nombreux et vieillissants (sisi, passé la trentaine, on est vieux quand on est un demomaker) et la relève est loin d'être assurée.
Allez savoir pourquoi, quand on faisait de l'informatique il y a 15 ans, la scène nous fascinait, voir des types comme vous et moi sortir des trucs inimaginables des tripes d'une machine que votre calculatrice ferait pâlir en terme de puissance aujourd'hui, ça tenait du miracle, y avait un truc presque religieux là-dedans !
Sans parler de la philosophie même de la scène démo : se rencontrer, échanger, s'affronter dans une compétition où tous exposent le meilleur de leur talent, avec la quitescence même de cet art qui se traduisait dans l'oeuvre principale : la démo, celle qui réunit en une seule communion l'art du graphisme, de l'animation, de la musique et de la programmation, l'oeuvre qui arrive à concilier art et technologie !
Voilà un exprit qui tend à disparaître dans la scène et qui ne se retrouve que très très marginalement ailleurs : des types qui se retrouvent pour bosser comme des dingues sur du code ou du graph ou de la zik, non stop, pendant 3 jours dans une espèce de hangar éclairé principalement par les écrans des ordinateurs et dans un bruit assourdisant de musique qui tourne en permanence pour au final sortir une oeuvre unique qui sera jugé par leurs pairs et tout ça pour quoi ? Juste pour le fun !

Et oui, une démo, ça sert à rien si ce n'est à montrer le talent de ceux qui la crée et réussir à extirper la moindre parcelle de performance des tripes de la pauvre machine qui devra la faire tourner.
C'est un exercice d'EXCELLENCE dont seule une élite (et j'ose le terme) maîtrise le sujet mais qui cependant ne se ferme pas aux autres.
Si toi aussi tu es comme moi, un codeur pitoyaible, tu as le droit de participer parce que tout ce que tu apporteras dans cette enceinte sera le bienvenu ... après, il ne tient qu'à toi de travailler, travailler encore et toujours travailler pour rejoindre ceux que tu auras toujours admiré !

Vous trouvez que je m'emporte, que je m'enflamme ... certes ... mais que voulez vous, je suis un vieux nostalgique des grandes années de la scène démo et je rêve au jour où celle-ci reprendra son souffle et repartira de plus belle ... mais est-ce encore possible ?

En attendant, je ne peux pas résister à l'envie de vous faire (re)découvrir quelques réalisations, ce ne sont que quelques unes que j'aime bien et principalement sur Amiga parce que pour moi, ancien indécrottable Amigaïste, on ne peut pas parler de scène démo sans parler d'Amiga, la reine des machines de démo et celle qui a vu passer les plus grands groupes !

Si après ça, la curiosité vous prend, je ne saurais que trop vous recommander ces quelques sites incontournables de la scène démo :



Virtuellement vôtre ...

N'avais-je pas dis que vous n'échapperiez pas à quelques pensées virevoltantes sur l'informatique et ses joies ?

La section du "Tik tiK", c'est ça, le monde merveilleux de ceux qui disent des trucs que les gens normaux (vous à priori) ne comprennent généralement pas.

En même temps, chacun son métier, personnellement, vous ne me ferez jamais écrire des textes de loi, charcuter un gars sur une table d'opération pour lui remettre les boyaux à sa place ou gribouiller des plans de buildings destinés à me cacher le paysage ;)

Donc, en ce qui me concerne, l'informatique, c'est un des domaines que je maîtrise le mieux et ça tombe plutôt bien puisque c'est mon métier.

Moi mon truc, ce sont les infrastructures ... ça ne vous parle pas ? Ca ne m'étonne pas vraiment en fait puisque c'est certainement ce que les utilisateurs ne voient jamais, à savoir les serveurs qui constituent l'épine dorsale de l'entreprise (ou même des logiciels et sites qu'ils utilisent régulièrement aujourd'hui y compris chez eux).

J'adore ça, que voulez-vous, ça me donne l'impression d'être un architecte qui construit pour l'avenir, faut penser à tout et faire en sorte que tout soit parfaitement naturel pour l'utilisateur final comme la sécurité, les sauvegardes des données, les performances de l'ensemble, la réplication des sites pour pouvoir basculer sur des infras de secours, la centralisation des données et dans tout ça, essayer de garder l'ensemble le plus homogène et le plus simple à maintenir au possible.

En fait, une belle infrastructure, c'est comme de bons effets spéciaux dans un film : si on ne les voit pas, c'est qu'ils sont super bien faits !

Si un utilisateur râle parce qu'il ne peut pas lire ses e-mails ou que "ça rame", alors là, c'est mort, va falloir remettre les mains dans le cambouis.

Mais où est-ce que je veux en venir au final ? Après tout, ce billet s'appelle "Virtuellement vôtre ..." y a forcément une raison !

Bin oui y en a une et c'est justement le sujet de la virtualisation ... un domaine très à la mode dans le petit monde des infrastructures informatiques et pour cause : c'est tout simplement génial, moi, j'adore !

L'idée pour résumer est toute simple et part d'un constat navrant d'évidence : les machines sont de plus en plus performantes et pour la très grande majorité des utilisations (ça ça veut dire on exclue tout ce qui est gourmand en calcule, à savoir les jeux, l'imagerie et la recherche scientifique), elles sont de moins en moins exploitées.

Autrement dit, vous vous payez un joli serveur de plusieurs milliers d'euros pour finalement vous servir de seulement 5 à 10% de ses capacités ... au mieux.

L'idée, c'est donc de créer des "machines virtuelles" qui vont utiliser ces ressources en rabe pour exploiter à fond votre matériel et du coup faire tout un tas de bonnes affaires :

  • économie de matériel : plutôt que d'avoir 10 serveurs pour faire tourner vos 10 applications, et bien vous n'en avez plus qu'un ou deux et toutes vos machines sont "virtualisées" sur une plateforme centralisée
  • économie d'efforts : fini de gérer des dizaines de configurations différentes, en virtualisation, toutes les machines ont le même hardware et comme elles sont regroupées sur moins de machines physiques, c'est toute la gestion matériel qui en est simplifiée
  • économie d'énergie : la tendance du moment mais ceci dit, quand on y regarde de plus près, avec la virtualisation, vous pouvez facilement réduire votre parc serveur par un facteur 10 et donc, qui dit moins de machines dit moins d'électricité (c'est que ça bouffe ces bestiaux, et 24h/24 en plus !), moins de chaleur (donc des clims moins puissantes), moins d'espace (c'est qu'avec la crise du logement, les m² sont chers de nos jours :p ), ... bref, moins de tout et ça, sans réduire les performances, bien au contraire !
  • plus de fiabilité et de performance : et oui, c'est le bonus de la chose ! Avant, il vous fallait le double de vos serveurs pour doubler vos services, le triple pour tripler, etc etc ... bref, si vous partez d'une dizaine de services de bases, vous vous retrouvez rapidement avec 20, 30 ou 40 serveurs et ça devient vite l'enfer (et là, on parle bien de petites structures, pas de sites avec des centaines voir des milliers de serveurs à gérer !).  La virtualisation permet de reproduire le même type d'infrastructure, avec redondance, clusters et autres mécanismes dits de "haute disponibilité" destinés finalement à ce que tout ça tourne en permanence même si dans le tas, quelques machines se ramassent de temps en temps, mais le tout, avec beaucoup beaucoup beaucoup moins de machines.

Bref, voilà un merveilleux terrain de jeu pour les architectes systèmes de tout poil dont je fais partie mais je vais m'arrêter là pour ce soir, j'en vois déjà deux au fond qui dorment ;)